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Artiste - Homme - 64 ans
Charleroi (Hainaut), Belgique

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Béjart donn, choregraphie en bulles
Article du 17-12-2017 lié à SCHIETECATTE Jean-Luc
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Plus que tout autre, Jorge Donn restera comme l'interprète parfait de l'univers de Maurice Béjart qu'il découvrit à l'âge de 14 ans à Buenos Aires. Né le 28 février 1947, le jeune Argentin avait commencé la danse à l'âge de 4 ans avant de poursuivre son apprentissage au sein de l'école du Ballet du Théâtre Colon. Mais l'académisme de cette formation ne lui suffisait pas et la découverte du style béjartien à travers " Le Sacre du printemps " fut pour lui un véritable choc.

Décidé à intégrer ce monde, le jeune homme n'hésita pas longtemps, réunit la somme lui permettant d'effectuer le voyage vers Bruxelles et vint frapper à la porte de Béjart en lui annonçant tout simplement qu'il voulait danser dans sa compagnie. D'abord peu convaincu par ce garçon de 16 ans dont la technique laissait nettement à désirer, Béjart fut néammoins séduit par son aplomb. Sa volonté et son ardeur au travail finirent par convaincre le chorégraphe qui se rendit rapidement compte qu'il avait face à lui un diamant brut qui bientôt brillerait de mille feux. La maladie subite d'un danseur qu'il fallut remplacer au pied levé décida de son avenir.
En 1966, Donn créait son premier rôle dans " Webern opus V". Un peu plus tard, on le retrouvait dans la peau de Roméo, sur la musique de Berlioz. À peine âgé de 19 ans, il devenait la nouvelle star de la danse et l'interprète béjartien par excellence. Pendant plus de vingt ans, il créa la majeure partie des ballets de Béjart, servant admirablement le propos de celui-ci sans jamais se laisser étouffer par l'énorme personnalité du chorégraphe. Sur scène, Donn était l'incarnation de l'esprit béjartien mais il était aussi et avant tout Jorge Donn. Un danseur au physique et à la gestuelle unique qui entraîna dans son sillage des dizaines d'émules qui imitèrent son look tout en restant loin de cette énergie sauvage qui était une des principales caractéristiques de cet être par ailleurs calme et solitaire. Travailleur acharné, Donn était aussi un danseur d'instinct. Chez lui, le mouvement semblait aller de soi, le corps glissait, serpentait, se crispait, explosait avec une aisance admirable.
le Bolero de Ravel
JORGE DONN- Le Boléo de Racvel


Registre de condoléances suite à la mort de MAURICE BEJART

article rédigé par J-L Schietecaate pour le Béjart Ballet Lausanne

Son âme, en s'éloignant de ce corps merveilleux où toutes les vertus se trouvaient réunies, Avait rendu le ciel plus pur sur son passage. Rien de ce qui détruit ici-bas la beauté Ne vint sur son visage assombrir le regard, Jusqu'à ce que la Mort eût accompli son oeuvre. Le Poète et l'Ombre de la mort Per la Dolce Memoria di Quel Giorno Fransesco Petrarca Merci à Maurice Béjart et à tous ceux qui ont collaboré à son oeuvre par la danse, la musique, l'écriture, la lumière... Merci pour ces spectacles nés de la fiction ou de l'histoire... Merci pour tous ces espaces imaginaires où se sont déployés sans contrainte de forme tous les mouvements, les gestes qui nous ont révélé des personnages extraordinaires !.... Merci pour le miroir prismatique de votre imagination, ses fragments d'images mêlés de musiques qui demeureront à jamais dans nos coeurs, dans notre tête et dans l'âme du monde entier ! Merci pour ce que l'Amour nous a dit, pour ce que la mort nous a révélé ! Merci d'avoir fait du temps une chose lisible, d'un espace l'intérieur de chaque être humain ! Merci pour tous ces jardins où est apparue la rose véritable, mystique et qui ne périt pas même quand le vent se lève alors que tous les hommes dansent la louange de Dieu puis s'éloignent dans le désert où le voyageur reste seul à la fois dans le rêve et dans la réalité ! Merci à vous d'avoir été à la fois l'oiseau de mer et celui qui survole la terre où la folie des clowns de Dieu est devenue la connaissance véritable ! Merci à vous Maurice Béjart de saluer Mozart, Mahler, Nijinsky, le clown d'or, le clown bleu.... Roméo et Juliette, Molière, Verdi, ... Tendez-leur la main et faites-les danser encore et encore !.... Si je crois en Dieu, alors il faudrait qu'il puisse danser avec vous pour l'éternité ! Acceptez mon dernier hommage, ... Ces quelques aquarelles qui sont nées de mon imagination mais surtout de votre irréductible amour de la danse toute pleine de rigueur et de fantaisie débridée ! Que le Boléro de Ravel retentisse en boucle dans tout l'Univers, qu'il éclaire ce monde fait de peu de joie et beaucoup de douleur !

Registre de condoléance MAURICE BEJART
MAURICE BEJART

Le monde a appris ce matin le 22 novembre 2007 la mort de Maurice Béjart à Lausanne. Le chorégraphe avait 80 ans. Né à Marseille en 1927, le chorégraphe avait débuté sa carrière artistique en tant que danseur. Membre de l'International Ballet à Londres, puis des Ballets Cullberg, il débute dans la chorégraphie en 1955. Sa première création personnelle, Symphonie pour un homme seul, du compositeur Pierre Henry, est remarquée. Béjart est appelé au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles en 1959. A la tête du Ballet du XXe siècle nouvellement fondé, il crée, Le Sacre du Printemps, d'Igor Stravinsky, et obtient son premier triomphe. S'ensuivra une collaboration fructueuse d'un quart de siècle durant laquelle Béjart révolutionne la danse contemporaine.

Le chorégraphe tente de s'échapper du canevas de la danse classique. Il s'éloigne de tous les styles convenus, tentant de trouver un langage propre à chaque création. On retrouve sa complicité avec le compositeur français Pierre Henry dans la Messe pour le temps présent, dont la création date de 1967 au Festival d'Avignon. Trois ans plus tard, L'Oiseau de Feu, d'Igor Stravinsky, finit d'asseoir la légende du Marseillais. Il est demandé sur les scènes du monde entier. Parallèlement à ses créations, il fonde plusieurs écoles de danse. Son arrivée à Lausanne, en 1987, et la création du Ballet Béjart Lausanne se fait sans rupture avec la philosophie développée à Bruxelles. Dans la capitale vaudoise, Maurice Béjart réalise une vingtaine de créations. Son dernier spectacle, Le Tour du monde en 80 minutes, doit être présenté le 20 décembre prochain à Beaulieu.

Parallèlement à sa carrière dans la danse, Maurice Béjart a aussi réalisé des créations théâtrales et a mis en scène plusieurs opéras. Il a reçu de nombreuses récompenses et distinctions internationales.
registre de condoléance maurice bejart

jorge donn

deces du danseur jorge donn a lausanne une etoile s'eteint au firmament bejartien 1/12/1992

Une étoile s'éteint au firmament béjartien

jorge donn, étoile-fétiche du ballet du xxe siècle de maurice béjart est décédé lundi soir à l'âge de 45 ans.

Le danseur s'est éteint dans un hôpital de Lausanne des suites d'une longue maladie, a-t-on appris auprès d'un de ses proches à Paris.

Très affecté par la nouvelle, Maurice Béjart n'a pas souhaité s'exprimer actuellement. La seule déclaration officielle est venue du Rudra Béjart Lausanne, sa nouvelle compagnie: Nous, l'équipe entière de Rudra, entourant Maurice Béjart, nous ne pouvons aujourd'hui ni parler ni écrire, mais nous dédions notre travail de ces derniers mois à Jorge Donn, et nous danserons chaque soir au Cinéma-théâtre Métropole en hommage au génie du danseur et à la force de l'être humain dont le courage et l'amour nous poussent en avant.

L'interprète idéal

JORGE DONN
Plus que tout autre, Jorge Donn restera comme l'interprète parfait de l'univers de Maurice Béjart qu'il découvrit à l'âge de 14 ans à Buenos Aires. Né le 28 février 1947, le jeune Argentin avait commencé la danse à l'âge de 4 ans avant de poursuivre son apprentissage au sein de l'école du Ballet du Théâtre Colon. Mais l'académisme de cette formation ne lui suffisait pas et la découverte du style béjartien à travers "Le Sacre du printemps" fut pour lui un véritable choc.

Décidé à intégrer ce monde, le jeune homme n'hésita pas longtemps, réunit la somme lui permettant d'effectuer le voyage vers Bruxelles et vint frapper à la porte de Béjart en lui annonçant tout simplement qu'il voulait danser dans sa compagnie. D'abord peu convaincu par ce garçon de 16 ans dont la technique laissait nettement à désirer, Béjart fut néammoins séduit par son aplomb. Sa volonté et son ardeur au travail finirent par convaincre le chorégraphe qui se rendit rapidement compte qu'il avait face à lui un diamant brut qui bientôt brillerait de mille feux. La maladie subite d'un danseur qu'il fallut remplacer au pied levé décida de son avenir.

En 1966, Donn créait son premier rôle dans "Webern opus V". Un peu plus tard, on le retrouvait dans la peau de Roméo, sur la musique de Berlioz. À peine âgé de 19 ans, il devenait la nouvelle star de la danse et l'interprète béjartien par excellence. Pendant plus de vingt ans, il créa la majeure partie des ballets de Béjart, servant admirablement le propos de celui-ci sans jamais se laisser étouffer par l'énorme personnalité du chorégraphe. Sur scène, Donn était l'incarnation de l'esprit béjartien mais il était aussi et avant tout Jorge Donn. Un danseur au physique et à la gestuelle unique qui entraîna dans son sillage des dizaines d'émules qui imitèrent son look tout en restant loin de cette énergie sauvage qui était une des principales caractéristiques de cet être par ailleurs calme et solitaire. Travailleur acharné, Donn était aussi un danseur d'instinct. Chez lui, le mouvement semblait aller de soi, le corps glissait, serpentait, se crispait, explosait avec une aisance admirable.

Dansant avec tout son être, il captait l'attention par sa crinière abondante et par ses mouvements de bras, fendant l'air, glissant dans l'espace, ondulant avec sensualité, lui donnant parfois l'apparence d'un formidable oiseau de proie.

UNE FIDÉLITÉ EXEMPLAIRE

Au sein du Ballet du XXe siècle, on le vit dans toutes les grandes créations: "Messe pour le temps présent", "Baudelaire", "Ce que l'amour me dit", "Notre Faust", "Nijinsky, clown de Dieu", "Eros Thanatos", "Dionysos", ... Son plus grand succès reste pourtant sa formidable interprétation du "Boléro" de Ravel, qui lui valut, par le biais du film "Les uns et les autres" de Claude Lelouch, une gloire internationale dépassant largement le cadre du public de la danse.

En 1980, Jorge Donn était devenu directeur artistique du Ballet du XXe siècle avant de s'éloigner de la compagnie durant quelques temps afin de se produire comme danseur invité avec différentes compagnies internationales. Avant cela, il n'avait guère fait qu'un léger bout de chemin avec le New York City Ballet en 1976. Invité par George Balanchine, il y dansait avec Suzanne Farrell dans "Les Quatre Tempéraments", "Bugaku" et créait "Valses viennoises".

Revenu auprès de Béjart, il avait suivi ce dernier lors de la dissolution de la compagnie et du départ à Lausanne. Là, il avait continué à collaborer avec son mentor au sein du Béjart Ballet Lausanne participant à de nombreuses créations dont "1789... Et nous" pour le bicentenaire de la révolution française en 1989. En 1988, il avait tenté de lancer sa propre compagnie l'Europa Ballet, qui n'avait eu qu'une très brève existence. L'an dernier, il nous avait encore rendu visite avec "Nijinsky, clown de Dieu" spectacle spécialement créé pour lui par Maurice Béjart. Donn qui n'avait jamais suivi le moindre cours de comédie y dansait et y donnait la réplique à la grande actrice argentine Cipe Lincovsky.

En juin dernier, il participait encore au spectacle d'adieu du Béjart Ballet Lausanne dans "Adagietto" et "Danza del Fueye" qui restera sa dernière création. Triste coïncidence, sa mort intervient à la veille de la première du Rudra Béjart Lausanne, la nouvelle compagnie du chorégraphe.

Dans un ouvrage qui lui était consacré, Maurice Béjart avait eu ces mots à propos du gamin de Buenos Aires devenu danseur étoile: Le petit clown a trouvé son dieu: la danse. Et l'enfant devient un arbre, immense, plein de fleurs et de fruits, un arbre qui chante la terre et sacre le printemps, un arbre vainqueur qui s'envole comme un cygne sauvage, un arbre fort comme un chêne et doux comme un saule.

En 1982, Jorge Donn déclarait dans ce journal: La mort, je n'y pense pas. Les projets, je n'en ai jamais. Je vis dans l'instant de la création, j'existe par le présent du travail. Jour après jour, la transpiration me tient compagnie: le matin, la leçon et la barre; l'après-midi la répétition, et, en soirée, le spectacle.


jean-marie wynants - le soir

homagge à Jorge Donn
Extraits du spectacle de Maurice Béjart autour de Freddie Mercury et Jorge Donn, qui fut danseur dans sa compagnie, "Ballet for life", jusqu'au 9 février 1997 au théâtre de CHAILLOT. Interview de BEJART sur le choix de mélanger la musique de QUEEN et celle de MOZART et sur l'hommage aux victimes du sida. Images d'archive INA Institut National de l'Audiovisuel



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