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Artiste - Homme - 57 ans
Cavagnac (Midi-Pyrénées), France
Siret 53205719700016 - MDA GA00101

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Interview de Christian GIRAULT par Artisteo.com
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Depuis quand créez-vous et quel a été le déclic?


Il n'y a pas eu à proprement parler de déclic. Il y avait simplement un intérêt plus vif que la moyenne lors de l'heure de dessin scolaire hebdomadaire. Cela doit remonter à mes neuf ans. Si, quelques années plus tard, votre professeur vous propose de participer à un atelier de peinture à l'huile en marge des cours, et qu'un peu de technique est déjà présente, c'est une occasion à saisir. Ainsi, la création a débuté il y a déjà quarante-deux ans, sans plus de formation. La sensualité de la peinture à l'huile était telle qu'elle est quasiment devenue l'unique matière pratiquée.

Quels sont les artistes que vous aimez et dans quelle famille artistique vous situez vous?


Deux artistes principaux se détachent du lot : Johannes Vermeer et Salvador Dalí. La science de la lumière de Vermeer est quelque chose de fascinant et sa "Jeune Fille à la Perle" est à mon sens le plus beau portrait jamais réalisé, parfaitement intemporel. Ce fut un grand moment de vie de me retrouver devant l'oeuvre à La Haye, tant et si bien que durant la visite du musée, je suis retourné la voir trois fois ! Concernant Dalí, l'admiration se porte sur le foisonnement de l'oeuvre, le génie des idées - des fantasmes? - surréalistes, la technique totalement aboutie au point de probablement s'en affranchir. Ces deux immenses artistes ont chacun fait l'objet d'une oeuvre en hommage.

The only difference between the Surrealists and myself is that I am surrealist Including Vermeer


Une famille artistique? Quelque chose comme néo-réaliste pourrait convenir. Pierre Marcel Schmidt, membre d'Artisteo, me qualifie d'"aventurier pictural"; la formule a de quoi me plaire, c'est certain.

Avez-vous un atelier et comment travaillez-vous : photo, plein air, d'après une idée, un sentiment, une émotion?


L'atelier a toujours été une pièce de mon logement. Cela semble en accord avec les formats adoptés.
En règle générale, l'idée de départ d'une oeuvre provient d'une surprise, d'une émotion, survenant n'importe où, n'importe quand. Le romancier italien Umberto Eco déclarait "picorer sur Internet" pour affiner son inspiration. Je procède de la sorte, c'est même en général la première étape conceptuelle : un répertoire sur mon ordinateur avec des photos, et la modélisation du concept dans un logiciel de dessin, je vis avec mon temps. Un scénario s'établit, pour un "cinéaste sur toile". Puis l'esprit décante l'idée en gestation. Parfois peu, parfois jusqu'à deux ans. Il arrive que l'idée se perde. Mais en général, le concept s'améliore, s'enrichit. Lorsqu'il est ressenti comme abouti et que l'inspiration est présente, la réalisation peut commencer.

Mon atelier Mon atelier


Quelle est votre technique et comment a-t-elle évolué?


Vous imaginez qu'avec une technique faite de précision, il faut de la patience. L'utilisation de l'éponge permet de réaliser rapidement une surface fondue. Les brosses ne me conviennent pas, trop rigides, le pinceau souple est la devise, parfois la finesse du "000". Le couteau apporte un effet spectaculaire à la réalisation de montagnes, cela donne un côté rugueux approprié au roc et à la glace. Il me plaît qu'un objet puisse venir se coller sur la toile, que la peinture dépasse sur le cadre et, c'est arrivé une fois, que la toile soit quasiment arrachée d'un châssis encadré.
Il a fallu bâtir le volet technique durant les premières années, notamment en reproduisant des cartes postales signées David Hamilton, des réalisations que me demandaient mes collègues lycéennes. Toutes ces évanescences floues forgent assurément la technique. Après quoi, son évolution s'est plutôt concentrée sur l'adaptation à l'idée, et là tout devient possible.

Parlez-nous de votre vie d'artiste, des difficultés et des bonheurs que vous avez rencontrés.


La vie d'artiste, c'est avant tout la liberté. La peinture est pour moi une forme de travail à domicile. La difficulté serait de travailler en n'étant pas inspiré, en assurant uniquement sur le métier : il est préférable de ne pas le faire, car il n'y aurait pas de pleine satisfaction à l'issue. Lors de la réalisation d'une peinture, le bonheur ultime, est le moment de la signature sur la toile : un aboutissement doublé d'une grande plénitude. Un autre grand bonheur est de ne pas savoir ce que sera la création de demain. Il y eut aussi un bonheur de palmarès : obtenir trois années de suite le premier prix "huile" dans un salon artistique me fut très gratifiant, à tel point que la quatrième année, on m'avait prévenu d'emblée : "Monsieur Girault, quoi que vous présentiez cette année, on ne vous récompensera pas".

Parlez-nous de vos voyages, de vos passions.


En voyage dans le Sichuan chinois
Le voyage est un art, selon la façon dont on le pratique. C'est une sorte de virus qui vous est inoculé lors du premier, le Népal dans mon cas, et qui vous pénètre sans relâche par la suite. Il est toujours à réinventer. Le voyage m'a tant taraudé, à l'époque où j'étais encore informaticien, qu'il a réduit mon art pictural en jachère. Mais il procure une incroyable ouverture de l'esprit, une révélation de soi.
Le voyage c'est aussi pour moi, l'accès à l'architecture, art tridimensionnel qui nous englobe. Je voue ainsi un culte aux châteaux, pour la simple raison qu'il n'y en a pas deux identiques. Toutes les époques sont intéressantes, avec un faible pour les volutes de l'Art nouveau et ses diverses appellations selon les pays. Mais l'époque contemporaine réserve aussi ses plaisirs inspirés; les noms de Frank Gehry ou de Santiago Calatrava résonnent en moi.
Dès lors la passion de la photographie peut naître du voyage, devenir prenante. Et le fait d'être peintre aide dans le domaine du cadrage. N'étant pas grand fervent de technique photo, je me considère comme un photographe d'instinct. Une lumière, un visage, et l'émotion est présente. Lorsqu'on la pratique, directement ou indirectement, la photographie affecte ensuite l'inspiration du peintre.
De même, le voyage peut conduire à l'écriture, affectée de poésie. Ce n'est pas l'art le plus simple, mais on peut se prendre au jeu, s'immerger dans un pays, dans ses époques, dans ces particularités culturelles.
Latentes dans mon esprit, les trois dimensions de la sculpture. Un projet pour quand? Jamais? Tout cela est encore bien mystérieux.
Pour finir, brisons l'idylle : il y a un domaine artistique qui ne m'est pas accessible, pour l'avoir tenté brièvement et sans succès : c'est la musique, une question d'oreille. La pratique n'est alors que celle de l'auditeur.


Qu'espérez-vous apporter aux autres au travers de votre art?


Très simplement du bonheur, du rêve, de la couleur dans des vies devenues souvent trop matérialistes - c'est le cas de la mienne, je ne me défausse pas ! - et engoncées aujourd'hui dans la crise économique par trop persistante. Et si mes oeuvres peuvent déclencher des vocations, alors l'encouragement est total.

Où exposez-vous et quels sont vos projets?


Dans l'immédiat, je me focalise sur les expositions ouvertes à un grand nombre d'artistes, disons-le peu onéreuses. Je pratique la vente sur Internet, avec les précautions de rigueur. Je n'ai pas tenté les galeries, butant encore sur le pourcentage de revenus à y laisser, même si les arguments des galeristes sont compréhensibles. Mais je demeure ouvert à toute opportunité.

Quel est votre regard sur l'art d'aujourd'hui et de manière générale, que pensez-vous de la place de l'art dans la société?


Qui connaît le nom du ministre de la Culture en France? Beaucoup sans doute l'ignore. Voilà qui résume probablement la place sociétale actuelle de l'art, trop marginale à mon sens. Distinguons également Paris, où quantité d'art est à portée de main et la province où cette présence est de fait moins dense, voire plus distante. Mais tout de même, au milieu de ce tableau un peu sombre, quelle créativité, quelle explosion des sens ! Artisteo en est la preuve. Et nous sommes tous des maillons de la culture de nos pays respectifs. Vous dirais-je encore que, lorsqu'un de mes jeunes neveux déclare vouloir être chef d'orchestre, mon regard s'illumine, l'encourage chaleureusement et sans limite. Voyons l'art avec optimisme et au travers de grands yeux écarquillés.

Quels sont les expositions récentes qui vous ont marqué?


Vivant désormais dans le Lot, il n'y a pas de grandes expositions à proximité. Je visite très peu les expositions. Toutefois, lors de mes fréquents voyages, l'immersion dans les grands musées est un plaisir toujours renouvelé, ainsi à Saint-Pétersbourg, Amsterdam, La Haye, Vienne ou encore Budapest. Ma préférence demeure probablement la splendide Gemäldegalerie de Berlin, pour l'espace et l'éclairage principalement naturel qu'elle offre aux oeuvres. Une belle réussite. J'allais omettre Figueres et le fabuleux Museu Dalí, on en ressort presque en lévitation. C'est aussi cela un aventurier pictural !

Quel serait le plus grand bonheur qui pourrait vous arriver en tant qu'artiste?


Exprimer un plus grand bonheur personnel serait par trop individualiste et finalement limité, je préfère exprimer un souhait relatif à l'universalité de l'art. Qu'il conserve sa liberté, puisse-t-il être accessible à la planète entière ! Et que toutes les cultures échangent, en diversité.

Pour en savoir plus me concernant, vous êtes invités sur : https://frenchkriss.smugmug.com/

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