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L'artiste et l'argent
Article du 01-07-2013 lié à Expert artisteo
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L'artiste et l'argent


Le rapport de l'artiste à l'argent, encore un sujet qui fâche ! Et pourtant dès que le travail artistique est montré se pose la question de son évaluation. Certains artistes créent et ne montrent pas leur travail car ils ne veulent pas vendre, d'autres exposent et ne vendent pas, mais pour de nombreux artistes la question du prix d'une oeuvre est liée à la reconnaissance. Sans oublier la nécessité de gagner sa vie lorsque l'on fait de l'art sa profession. Quand on ne vend rien lors d'une exposition, non seulement on est fragilisé d'un point de vue économique mais on est assailli de doutes, surtout, lorsque l'artiste du stand voisin a " cartonné " ! Le rapport à l'argent en France et dans les pays anglo saxons est très différent : En Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis, surtout aux Etats-Unis, on n'hésite pas à parler argent d'une façon décomplexée, à dire ce que l'on gagne. En France, et dans certains pays latins, la culture judéo chrétienne génère un rapport complexe à l'argent et c'est encore pire quand on est artiste. A tel point que l'on entend décrier les artistes qui font de " l'art commercial " et qu'il est de bon ton d'entendre certains professionnels de l'art affirmer " cet artiste ne vend rien, c'est bon signe " sous entendant que ce qui se vend est forcément de qualité inférieure. N'oublions quand même pas que certains collectionneurs d'avant garde ont commencé par acheter des oeuvres décoratives.
Autre variante, cet adage qui en dit long : " En France, un artiste qui vend est un artiste mort "
Certes une minorité d'artistes sont de redoutables hommes ou femmes d'affaires, tel Jef Koons ou Damien Hirst et l'histoire de l'art regorge d'exemples d'artistes qui n'ont pas eu froid aux yeux par rapport à cette question, comme le souligne Judith Benhamou-Huet (*) il n'en reste pas moins que la majorité des artistes reste largement ignorante des mécanismes du marché de l'art : cela donne des pratiques artistiques ahurissantes avec des artistes, sans cote, qui vendent une toile d'un mètre 3000 euros sur un marché d'art, ignorant qu'en vente publique, une peinture du même format d'un artiste vivant part à 300 euros ! D'autres se lancent dans un calcul compliqué au point ou évaluent le prix de leur oeuvre en fonction du temps passé dessus ! Il est vrai qu'à l'aune de ce critère, l'art n'a pas de prix tout comme celui du marché spéculatif auquel se réfèrent les artistes, oubliant qu'ils ne sont pas dans ce marché. Car il existe plusieurs marchés de l'art. Et comme le rappelle un galeriste, le prix de vente, c'est celui auquel l'acheteur est prêt à acheter. Une question toute simple posée par l'artiste à un amateur intéressé, " combien êtes vous prêt à acheter cette oeuvre, ou " à combien l'évaluez vous " permet d'y voir plus clair. Mais une bonne attitude de l'artiste peut être de considérer que l'argent est une forme d'énergie plutôt que " l'indicateur " de la valeur de son oeuvre d'art : cela lui permettra d'éviter deux extrêmes : brader ou vendre trop cher.
Picasso, encore lui, disait " avant de vendre cher, il faut avoir vendu beaucoup d'oeuvres pas cher ". Parole d'un expert à méditer.
Quelque soit le rapport que l'on ait en tant qu'artiste avec l'argent, il convient d'aborder le sujet sans l'esquiver et avec une certaine transparence, tant avec les galeries avec lesquelles on travaille qu'avec ses clients. Cette " transparence " passe par des prix identiques, que l'on vende dans son atelier ou en galerie : il n'y a pas de prix atelier ! Il y a un seul prix. Des remises peuvent être concédées mais la règle est qu'elles n'excèdent pas 20% et que dans le cas d'une remise consentie par le galeriste, cette remise est, en général, partagée avec l'artiste, (certains galeristes la prennent sur eux) mais il convient de se mettre d'accord avant. Avec la crise, certains artistes qui ont très bien vendu à un moment, ne veulent pas baisser leurs prix, s'inquiétant du fait que certains de leurs clients ont acheté cher hier et achètent moins cher aujourd'hui. Le marché de l'art est fluctuant et obéit aux lois du marché et tout artiste a des hauts et des bas. La fameuse " valeur " et la " cote " s'établissent sur du très long terme. Le rapport à l'argent est lié à la confiance que l'on a en soi et c'est cette confiance en soi qui génère celle des autres.

Brigitte Camus

Commentaires
ATLAN José > D'accord avec toi Nel... Le 18-07-2013
MOLLET Pascal > Ne pourrai t il pas exister un statut qui permettrai d'avoir un "salaire" ( un fixe), grâce à la location d'oeuvres, avec pour les loueurs une fiscalité intéressante? Ce qui permettrai de financer son matériel, son atelier et ses expositions, le bonus serai fait avec les ventes. Le 18-07-2013
MOLLET Pascal > Les pays, les régions, les communes, les petits commerçants du coin, sont bien content quand machin a peint chez eux, celà fait leur richesse aujourd'hui, de plus des toiles sont vendues une fortune. Ne peut on imaginer un investissement sur l'avenir? L'artiste donne une toile par an, en échange de ..... Des solutions existent, ou sont à inventer, a tester, encore faudrai t il que la corporation soit représenté Le 18-07-2013
MOLLET Pascal > On a qu'à faire grève ! Le 18-07-2013
ATLAN José > Je me pose en revanche la question si ce systéme venait à se mettre en place, ne serait ce pas banaliser le fait d'être Artiste et devenir une solution par defaut pour certains....puisque de toutes façons rémunérés?.....n'oublions pas que l'art est devenu pour la plus grande majorité des publics du superflus ou un luxe pour certains, alors faire grève cela gênerait qui...je crains que l'art soit devenu une marchandise comme les autres, alors qu'elle est un ressenti, une émotion, le résultat d'une inspiration et de talents divers....juste une réflexion... Le 18-07-2013
Dopenel > J'apprécie vos commentaires quant au "nerf de la guerre" qui nous manque tant et aux hypothétiques solutions pour être LIBRES de créer dans un monde régi par le fric... Mais :
quid des MECENES d'antan?
Et si nous rêvions de trouver des particuliers, loin des "Fondations artistiques", tant tellement structurées qu'elles en oublient souvent l'art pour des résoudre leurs placements bassement fiscaux...
Et si nous sollicitions une aide financière d'entrepreneurs locaux? De certaines "grandes" familles susceptibles d'aimer l'ART comme avant, rien que pour le plaisir de nous aider et pour leur plaisir?
Et si nous nous y mettions à plusieurs?
Et si... Et si... Et si...
Le 18-07-2013
ATLAN José > Je suis complètement d'accord pour faire appel au privé pour promouvoir, aider, encourager, sponsoriser, mécéner....plutôt que s'en remettre à l'état encore une fois, et pour devenir nous les artistes des assistés et dependre du bon vouloir des dirigeants successifs, imaginons des systémes qui permettent aux artistes de pouvoir créer et rester libres, mais aussi dans la dignité, d'accord avec toi Nel.. Le 18-07-2013
MOLLET Pascal > Pour répondre à Atlan José, ce n'est pas de l'assistanat ou une solution de défaut, si personne ne veut de ce qui serai proposé par un artiste avec cette solution il vaudrai mieux qu'il trouve d'autres moyens, par contre si des "nouveaux mécennes" sont intéressés par des artistes et leurs oeuvres alors des conditions doivent faciliter l'arrangement, un peu comme le poisson clown et l'anémone.

De l'argent publique finance bien des entreprises pour aller à l'export, pourquoi pas des artistes français sur des salons à l'étranger?
J'ai l impression que le ministère de la culture et celui du redressement productif devraient fusionner, je pense aussi qu'ils devraient se la remuer un peu plus aussi, çà manque dur d'idées tout ce petit monde
Le 18-07-2013
MOLLET Pascal > Dans le temps il existait bien des Sociétés Coopératives de Production Artistique, elles pourraient être remise à la sauce 21 ème siècle Le 18-07-2013
Dopenel > Grâce au sujet lancé par Brigitte Camus, il est extraordinaire de voir tous vos points de vue qui partent dans tous les sens, et cela ne fait que commencer... Bigre ! Et super !

Mon idée de "mécènes" repose d'abord sur le souvenir du temps de la Renaissance qui a justement permis à l'Art de bien "renaître" à l'époque pour vivre et se développer. Ma deuxième idée était que beaucoup d'entrepreneurs locaux trouvent normal de financer des clubs de sports (foot, etc...) et pourquoi pas aussi les artistes, les créateurs d'art susceptibles d'enjoliver la vie locale et de favoriser ainsi leur propre image au delà de leur territoire... Pour le plus grand bien des artiste, AUSSI, qui leur seraient associés ! Et ce, via les relations des galeristes locaux y associés aussi.
Cogitons ensemble...
Le 18-07-2013
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