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Technique pour peindre à la résine époxy
Article du 24-02-2012 lié à COMMARMOND Jacques
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Mon petit atelier pour la résine époxy

L'Utilisation de la RESINE EPOXY comme médium pour la réalisation de tableaux par Jacques COMMARMOND

L'été 2010 j'ai réalisé deux plateau de table en utilisant de la résine époxy en coulée, j'en ai profité pour faire un décor, j'ai fait pour le premier un système de cloisonnement afin de séparer les couleurs et pour le second un système de soustraction avec de la pate à modeler que je retirais pour remplir les zones en creux avec la résine, il fallait attendre le durcissement de la couleur précédente, le résultat était bien mais c'était trop compliqué.
La matière magnifique, même luxueuse m'a donné envie de faire des tableaux en étalant directement au couteau à peindre sur un panneau les différents tons de résine préalablement préparés soit séparément les uns à coté des autres, soit en les mélangeant directement sur le tableau.
Je prépare des panneaux de taille modérée (de 30/40 à 50/50) en médium blanc.
J'effectue bien sûr une étude préparatoire qui me permet d'obtenir un projet satisfaisant.
Je travaille ensuite dans une stricte horizontalité en protégeant les alentours et moi même car la résine époxy, avant son durcissement, est un peu venimeuse, rouleau de papier absorbant et acétone doivent être à portée de main.

J'utilise actuellement deux méthodes différentes.

Première méthode la JUXTAPOSITION

Les différentes couleurs sont apposées les unes à coté des autres sur le support, les différentes zones ayant au préalable été délimitées par un dessin très simple tiré de l'étude préalable.
Le début d'une séance commence donc par la confection des différentes couleurs dans autant de petits pots en plastique (6 à 8 par séance).
Je commence par faire les différents tons, valeur, et saturation, avec diverses pates colorées dont la proportion par rapport à la résine ne doit pas dépasser 10% pour ne pas contrarier le durcissement.
J'ajoute alors à la seringue la résine époxy, j'utilise la qualité "surf" qui bulle peu et ne jaunit pas à la lumière.
Je mets ensuite 1/2 dose de durcisseur prélevé avec une deuxième seringue.
Avec petite spatule en bambou je touille 30 secondes ce mélange jusqu'à faire apparaître de petites bulles qui disparaissent rapidement.
La couleur change alors un peu, elle devient plus profonde.
Habituellement j'ajoute de la poudre de marbre qui diminue, voire annule la transparence initiale de la résine, cependant la résine ne devient pas véritablement opaque et conserve son incomparable éclat.
Le fait d'ainsi la charger favorisera les migrations des pigments d'une couleur à l'autre qui se produiront lors du durcissement.
La première heure la résine est très fluide, il se produit des migrations à la jonction des couleurs dont il faut tenir compte, le fait de charger la résine favorise certains effets liés à cette interpénétration des pigments, on peut également directement les mélanger sur le tableau pour obtenir des tons intermédiaires avec des effets particuliers.
La résine devient plus pâteuse dès la deuxième heure, la superposition des tons différents aura alors moins tendance à se mélanger.
A la fin de la deuxième heure, il est possible de tirer une couleur vers une autre avec le couteau à peindre, pour représenter des poils d'un animal, par exemple.
Il est encore possible d'ajouter avec le tranchant du couteau une petite quantité d'une teinte différente qui s'inscrira finement dans la résine sous jacente si elle est encore pâteuse, l'effet donné ( si l'on y arrive !) est alors celui d'une laque.
Ensuite, la résine durcissant, tout ajout se fera alors en superposition, cette vitesse de durcissement dépend :

  • De la proportion de durcisseur,
  • Rapide avec 50% de durcisseur,
  • Lent avec un pourcentage moindre, il peut varier de plusieurs jours, à plusieurs semaines voire plusieurs mois, avec 30%, 20% de durcisseur.
  • De la proportion de pate pigmentaire comme vu plus haut.
  • De la température extérieure, si le durcissement se fait mal on peut déposer le tableau sur un radiateur ou l'exposer au soleil.

Il est possible de superposer de nouvelles couleurs avec des composants frais lors d'une autre séance, le lendemain ou les jours suivants, mais il faut impérativement que la première couche soit durcie pour éviter les incidents de séchage.
Suivant la taille du tableau il est parfois indiqué de prévoir plusieurs séances pour différentes zones.
Lors du durcissement il se produit des migrations pigmentaires très intéressantes, lorsque l'on revient voir l'oeuvre quelques heures plus tard, elle est souvent beaucoup plus belle comme si elle avait évoluée d'une manière autonome.

Seconde méthode la SUPERPOSITION

Ce procédé plus délicat s'apparente à la technique japonaise du Sumi-e.
Le panneau est entièrement couvert avec première couche de résine préparée comme précédemment, il n'y a pas de dessin préalable la, ou les autres couleurs sont appliquées a main levée, un certain travail de mélange de la couleur apposée avec la couleur du fond, est néanmoins possible.
Le travail doit être terminé en deux heures.
L'aspect définitif est obtenu après le durcissement :

  • S'il se fait rapidement en 6 heures, avec 50% de durcisseur par exemple, les effets de mélange des couleurs ajoutées seront modérés.
  • S'il apparait en plusieurs jours avec 30% de durcisseur ils seront beaucoup plus importants.

Cette méthode ne peut s'appliquer qu'à la réalisation de sujets susceptible de supporter de la distorsion, par exemple des paysages de style minimalistes mais, a mon avis, pas à des portraits si on veut qu'ils ressemblent à quelque chose.

Malgré une technique exigeante les possibilités de cette matière pour la réalisation de tableaux me paraissent extraordinaires, il y a un travail de recherche immense qui est enthousiasmant.

"Tout évolue, et ce n'est qu'un début, 70% des matériaux et produits qui seront employés en 1990 nous sont actuellement inconnus", Marc Havel, la technique du tableau, 1974

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